Le défi : rendre le vol libre accessible à tous
Le parapente est un sport où la communication entre le moniteur et le pilote est vitale.
Mais pour les pilotes sourds ou malentendants, cette communication devient un frein à la pratique du parapente en toute sécurité.
C’est ce problème concret qu'ont voulu résoudre Julien et son équipe de stagiaires, en créant Luciole : un système embarqué reposant sur une infrastructure hybride Rust + LoRa + BLE capable de remplacer les consignes vocales en signaux lumineux et haptiques.
On voulait un système autonome, qui fonctionne partout, tout le temps.
Julien Le Guen
Avant Luciole, plusieurs approches tentaient déjà de rendre le parapente accessible aux pilotes sourds et malentendants.
Mais aucune ne répondait pleinement aux exigences de sécurité, de réactivité et d’ergonomie du vol libre.
L’idée, c’était d’avoir quelque chose d’intuitif, que les moniteurs puissent configurer comme ils le souhaitent, sans coder.
On a vu les élèves s’approprier l’outil en quelques minutes. Ils étaient concentrés, rassurés et contents de comprendre les consignes sans stress.
Le système devait être simple, intuitif et sans dépendance réseau. En vol, on ne peut pas se permettre d’avoir un doute.
Pistes d’amélioration et prochaines étapes
Comme tout prototype en développement, Luciole présente encore quelques limites :
- un temps d’adaptation nécessaire pour la configuration initiale et la prise en main des manettes, tant pour les moniteurs que pour les élèves ;
- une incompatibilité temporaire avec les lunettes de vue, liée au design des lunettes ActiveLook — un ajustement prévu dans les prochaines versions via un support optique adaptable.
Fidèle à sa démarche d’amélioration continue (tester, mesurer, corriger, améliorer), l’équipe poursuit l’optimisation du dispositif autour de trois axes majeurs :
- Retour d’information moniteur
→ Développer un mode multi-récepteurs pour permettre au moniteur au sol et au moniteur biplace d’avoir un retour visuel en temps réel des instructions envoyées à l’élève. - Ergonomie visuelle
→ Intégrer un système de réglage plus fin de la position de l’affichage dans le champ de vision — idéalement en partie basse, comme des sous-titres, afin d’éviter toute gêne visuelle. - Compatibilité optique
→ Rendre le dispositif adaptable aux lunettes correctrices, par exemple via un montage sur visière de casque ou un support optique modulable. - Diffusion open source
→ Favoriser la collaboration et l’amélioration continue de cette innovation inclusive.
Le but, ce n’est pas de faire un gadget high-tech, c’est de faire voler les gens.